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Compte rendu des débats

Soirée du 7 mars 2026 au Schack

Le déroulé complet de la soirée se trouve ici

Ci dessous le compte rendu des échanges, des idées, des remarques, des interrogations, …

De ces échanges il nous appartient de tirer matière


A- Sur la restauration collective :


Olivier : Très surpris sur le constat précarité (16 % des familles). Faire le tour de tous ceux qui aident (associations caritatives). Pour certains enfants le seul repas par jour est celui de la cantine.

Pauline : La loi Egalim n’est pas respecté dans les écoles tant sur le bio que sur les menus végétariens. Problème d’accès dans les cantines aux enfants végétariens et/ou végans.

Michel : La loi Egalim contraint à : 20 % de bio, 40 % de produits durables, 1 repas végétarien par semaine et la télédéclaration sur le site du ministère « Ma cantine ».

Édith : Méthode et relationnel à travailler avec les élus. Il faut évoluer pas à pas, manger local en premier. Graduer la réponse sur les niveaux d’exigences en étant à l’écoute.

Prendre exemple sur le département et les repas au collège. Il faut une volonté commune avec la collectivité (CCQB) pour aller vers le PAT, c’est une méthode à co-construire.

Le département travaille sur des plateformes de distribution à mettre en place sur les territoires.

Bertrand : Jouer la carte de l’accompagnement des personnels travaillant dans les cantines.

François : Sur Cahors la cantine est centralisée. La complicité entre la société civile, les élus et les citoyens est fondamentale. Voir le retour d’expérience avec Biovallée dans la Drôme.

Aurore : Le repas le plus important est le petit déjeuner. Être visible pour faire entendre ce que l’on pense et mettre en place des choses pour sensibiliser une majorité, organiser des marchés à la sortie de l’école.


B- Sur l’agriculture :

Michel : Perte des agriculteurs nous sommes passé de 1300 à 1988 à 240. 63 % de nos paysans ont disparus. Il est impératif d’installer de nouveaux paysans sur le territoire.


Jean-jacques : les constats sont effrayants. Des initiatives existent sur Cahors avec l’Association Caracol sur la culture en bio intensif et sur le sujet de la Sécurité Sociale Alimentaire.

Contre les coupes rases sur la forêt, discussion sur le photovoltaïque au sol et la méthanisation. Former les citoyens à la compréhension des outils cadastre et PLUI


Myriam : Il existe des producteurs locaux, une Biocoop et une Amap sur la Bouriane.


Francis (paysan bio) : La finalité appartient au consommateur, mettre l’accent sur l’éducation, la loi Egalim avec les 20 % bio dans les cantines.

Il faut changer de cap, acheter et manger est un acte politique étroitement lié à la santé.

Son GAEC cherche un associé.


Ana : Protéger les terres agricoles du photovoltaïque au sol. Un parc existe sur la commune de Rouffilhac sur une zone non cultivable.


Viviane (ancienne agricultrice en bio) : pour changer les habitudes de consommation il faut éduquer les jeunes et les adultes. Le message ne passe pas forcément le barrage des générations.


Francis : Le consommateur est trompé, l’état ne fait pas son job (mercosur)


Clotilde : Il existe dans le lot des associations sur l’aide et le développement de l’agriculture paysanne (l’ADEAR basée à Assier)


Michel : Les enjeux sont très importants :

- Économiques avec la création d’emplois dans l’agriculture, la transformation, la logistique

- Économiques avec l’artisanat dans les actions sur les logements vacants

- l’éducation (soutenir les effectifs des écoles),

- Environnementaux avec la protection de la biodiversité et la restauration des sols,

- Sociaux avec la lutte contre la précarité

- La recherche d’une autonomie alimentaire sur le territoire

- L’accompagnement de la transition agricole vers un mode plus respectueux de la nature

- Le risque en cas de pénurie alimentaire – Rôle du maire avec la mise à jour du document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim)


Un citoyen : Le nombre de paysans dans le lot est en baisse avec un département le plus vieux de France. Besoin d’accueil de nouveaux paysans dans des fermes à taille humaine et inciter la Safer et la Chambre d’Agriculture à ne pas regrouper les terres.


Viviane : association d'agriculteurs CLAC SOL, le Collectif Lotois d'Agriculture de Conservation des Sols, qui vise à fédérer tous ceux qui sont en démarche en Agriculture de Conservation des Sols sur le territoire.

Changer les mentalités des agriculteurs. Se poser la question pourquoi la loi Egalim n’est pas respectée.


François : Le monde agricole réfléchi à son évolution par la mise en œuvre de ses savoirs.

L’implication des citoyens dans le monde politique


Clotilde : Référencer les paysans, les marchés de producteurs locaux.

Bio46 et Biocoop, annuaires de producteurs locaux


Bertrand : Association Terres de Liens, La terre est un bien commun.


C-Sur les jardins partagés :


Jean-pierre : Membre des jardins partagés de la Clède à Gourdon, crées depuis 14 ans avec 28 jardiniers dont un quart sont d’origines étrangères, avec cette année une éducation à l’agradation des sols


Bertrand : Le jardin de l’Hivernerie pour les rencontres entre parents et enfants sur les thématiques, faire ensemble du potager, récolter, cuisiner


Mathilde : Jardin partagé avec l’association Culture Elément Terre. Partager le territoire avec ses voisins, du plus petit au plus grand. Dialoguer pour créer du lien, avec l’école, les associations de parents d’élèves, les associations sportives, sans oublier de se remettre en question, d’être tolérant et bienveillant.


D-Sur l’éducation et la justice sociale :


Annie : Casser le mythe du bio trop cher. Education des jeunes à toucher la terre (Jardin Bourian à Dégagnac)


Harmonie : Qu’en est-il de la justice sociale, de l’éveil des consciences, faut-il coopérer avec les élus ?


Stéphane : Même constat sur l’éducation des adultes


Brigitte : L’éducation des familles pourrait passer par des ateliers de cuisine partagés.


Michel : il y a des solutions mises en actions par des citoyens, en exemple un comité de citoyens travaillant sur une Sécurité Sociale Alimentaire sur Souillac ou sur Cahors.


Pauline : Faire de l’éducation populaire pour les administrés.


Bertrand : Toucher les personnes qui ne sont pas là, leur donner envie d’aller dans la bonne direction. Qu’est ce que je peux amener pour faire avancer les choses ?

Trouver les affinités pour un maillage territorial plus humain.


Sophie : Venue s’installer sur sa commune car une action de verger citoyen était en place.

Le verger est aussi un lien vers la terre (doit être à tout le monde). La nature est un cercle vertueux. Faire une fête annuelle en tournant dans chaque verger et/ou potager citoyen des communes de Quercy-Bouriane.

L’école doit être un lien entre les enseignants, les enfants et les parents, c’est l’occasion de parler d’autres sujets écologiques et de les mettre en place.


E-Sur le liens avec les élus :


François : Le PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal) qui vient d’être voté va t-il dans ce sens ?


Bertrand : Il faut soutenir les élus pour aller au fond des choses


Harmonie : Les citoyens ont besoin de comprendre les enjeux et stratégie des élus pour coopérer. Il est important de préserver l’environnement et l’humain.Une coopération de tous pour coller à la réalité pour basculer ensemble vers un avenir meilleur.


Benoist : Le citoyen seul ne va pas très loin, des citoyens ensemble, tissent des liens, des groupes et des réseaux pour se sentir autorisés à aller dans l’action concrète.

Absence de dialogue avec les élus, de culture de la démocratie participative


Stéphane : être d’accord sur ce sujet très complexe et mieux se connaître avec ceux partageant notre avis et comprendre la situation des autres en se rapprochant des réalités.


Michel : Comme dans le potager, ce projet de PAT prendra du temps.

La liste des solutions est très longue, à nous de nous en emparer.


Harmonie : Rassembler nos rêves dans un projet collectif, pour une nourriture saine dans nos écoles, nos hôpitaux, etc...Faire un répertoire des paysans prenant soin de la terre.

Répondre aux besoins des paysans sur le revenu décent et sur leur fonction nourricières


Myriam : Le Pat un outil pour une stratégie collective avec des alliances et des objectifs et des actions à réaliser. Mettre en place une méthodologie pour une alliance citoyens et élus


Xavier : Droit à l’interpellation des élus, nourrir des contre propositions. Mettre en place des outils pour des débats ouverts. Se projeter vers l’avenir


Bertrand / Michel : Les PAT en place dans le département sur Cauvaldor, Figeac et Cahors

Trouver un moyen de mettre en place une méthodologie avec un accompagnement Adefpat, par exemple.

Tous les PAT sont différents et s‘adaptent aux territoires et aux citoyens qui s’en emparent.

On est tous ambassadeurs de notre territoire.

Un exemple parmi tant d’autres en France, la ville de Mouans-Sartoux


6-En conclusion :

Tous d’accord sur les constats, des alertes mais aussi des points d‘appuis pour agir collectivement et lever les obstacles.


  • Faire un état des lieux du territoire, ses richesses, ses compétences et ses envies.

  • Travailler par groupe, échanger par mail sur les infos et solutions.

  • Faire une deuxième rencontre pour faire émerger les thématiques, collecter les initiatives locales et voir comment on travaille ensemble.

  • Rencontrer les élus pour voir comment ils appréhendent le sujet et connaître leur point de vue et leur positionnement, pour amener le sujet en Conseil Communautaire par le comité citoyen.





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