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Rencontre citoyenne autour de l’autonomie alimentaire

Dernière mise à jour : 16 mars

70 personnes de tous horizons se rencontrées samedi 7 mars au Schack pour échanger sur l'opportunité de créer ensemble un projet alimentaire de territoire…


Faire de l’autonomie alimentaire et de l'agriculture les piliers de notre résilience locale


1- Présentation des animateurs

  • Bertrand Guigaz, citoyen engagé sur le territoire Bourian depuis 1996, particulièrement sur le volet foncier agricole et l'alimentation durable au travers de Consom’Acteurs46 et Terres de Liens

  • Miche Tournier, lotois d’origine et bourian depuis 45 ans, ancien élu pendant 16 ans, ancien président de Communauté de Communes sur le territoire et ancien vice-président du Pays Bourian, aujourd’hui citoyen jardinier volontaire engagé sur le territoire dans des actions de proximités (potagers et vergers citoyens).


2- Le cadre de l’échange, but de l’échange

  • On parle de sa place (citoyens, élus, professionnel, …) et en son nom (se présenter)

  • Première rencontre : cadre reste à construire pour poursuivre ensemble

  • On reste en contact : coordonnées pour avoir l’info et échanger hors temps de rencontre


3- Introduction

Les élections municipales sont un rendez-vous décisif si l’on veut construire des territoires plus justes et à la hauteur des grands bouleversements en cours (climatique, géopolitique…).


La politique alimentaire d'une commune, d’un territoire ne se résume pas à la cantine : elle touche à la qualité de vie et à la santé des habitants, à l'identité du territoire et à ses paysages, au dynamisme social et économique... C'est un sujet transversal qui implique l’ensemble des acteurs du territoire.


Transformer notre système alimentaire pour le rendre plus durable et juste n'entraîne pas forcément de surcoût. À terme, c'est même l'inaction et le maintien du modèle agro-industriel qui vont nous coûter de plus en plus cher (pollution de l'eau, maladies liées à l'alimentation et à l’épandage de pesticides, conflits d'usages...).


Les communes ne peuvent pas tout, mais elles sont bien placées pour agir.

À l’heure où les Français s’inquiètent de la hausse des prix, de notre exposition aux pesticides, du sort des agriculteurs et de l’urgence climatique, l’alimentation peut être une boussole pour les élus, un langage commun (et trans-partisan) avec les habitants et un véritable terrain d’exploration démocratique.


Ce débat c’est l’opportunité de rassembler les acteurs du territoire autour de ces questions qui nous tiennent à cœur, afin de soutenir et d’accompagner nos futurs élus sur ces thématiques. Il est également l’occasion de solliciter des partenariats pour mettre en œuvre des actions concrètes et concertées.


4- Quelques Constats à partager et le Diagnostic sur Quercy Bouriane


A. L'autonomie alimentaire : un bouclier contre les crises

Dépendre de chaînes d'approvisionnement mondiales fragiles expose notre territoire aux ruptures de stocks et à l'inflation. Produire localement une part significative de notre alimentation, c'est sécuriser l'accès à une nourriture saine pour tous les habitants, réduire notre empreinte carbone et maintenir la valeur économique dans notre bassin de vie. Une commune qui mange ce qu'elle produit est une commune qui résiste.


B. Préserver la biodiversité, c'est préserver notre avenir

L'agriculture industrielle a montré ses limites : appauvrissement des sols, disparition des pollinisateurs, contamination des eaux. Soutenir une transition vers des modèles agroécologiques, c'est investir dans la régénération de nos écosystèmes. La biodiversité n'est pas un frein à la production, c'est son assurance-vie. Des haies, des sols vivants et des variétés adaptées sont les meilleurs garants de récoltes durables face aux aléas climatiques.


C. Le foncier agricole : un bien commun non renouvelable

Chaque jour, des hectares de terres arables disparaissent sous le béton. Une fois artificialisée, une terre agricole est perdue pour sa fonction nourricière. Il est urgent de sanctuariser les zones agricoles nourricières par des outils réglementaires forts (Zones Agricoles Protégées, préemption municipale). Protéger le foncier agricole nourricier, c'est choisir de nourrir nos enfants.


D. Le renouvellement des générations : l'urgence humaine

Le paysan moyen a aujourd'hui plus de 50 ans. Sans installation massive, c'est la désertification de nos campagnes et la fin de notre savoir-faire alimentaire. Les municipalités ont un levier direct : faciliter l'accès au foncier pour les nouveaux arrivants, créer des pépinières d'installation, soutenir les circuits courts et les coopératives. Accueillir de nouveaux paysans et paysannes, c'est recréer du lien social, de l'emploi local et de la vitalité dans nos villages.


E. Plus précisément à travers le diagnostic Quercy Bouriane

Document PAT Michel ou extrait en rapport avec diagnostic ?


5- Réactions sur le constat et questions de clarification

RAS …

6- Question ouverte :

* Comment moi (à la place que j’occupe, avec ma position, ma/mes responsabilité(s)) je me sens en capacité d’apporter de l’énergie et des idées pour nourrir et faire croitre ce projet ?

* Réactions de la salle / noter les propositions / constats / apports contradictoires

[Lien vers document des propositions]


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